Textos de algunas obras

LABOGDETA

PRÓLOGO

Cuando en la madrugada del día 19 de septiembre de 2010 el autor estaba intentando dar forma a una obrita sobre opresores y oprimidos, llegó a su móvil un mensaje:

“Con enorme tristeza te comunico el fallecimiento de nuestro amigo José Antonio Labordeta. Viva Aragón.”

Desde ese momento no pudo escribir otra cosa que no fuera sobre él, sobre el poeta, cantante, profesor y político (en el buen sentido de la palabra) más admirado por los aragoneses del último siglo.

Menos mal que Labordeta paseó su cuerpo y su guitarra unos años por Francia, porque así podría nacer esta obrita, robada de sus propias memorias, homenaje a un maestro y para conocimiento de la juventud universal. Y como era en francés, la llamamos:

LABOGDETA  (todo se puede traducir)

 

PROLOGUE

Quand dans la matinée du 19 Septembre 2010 l’auteur essayait de rédiger une petite pièce sur les opprimés et les oppresseurs, il reçut un message à son portable:

            « Avec une énorme tristesse je te communique le décès de notre ami José Antonio Labordeta. Vive l’Aragon ».

A partir de ce moment il ne put écrire que sur lui, sur le poète, le chanteur, professeur et homme politique (dans le bon sens du mot) le plus admiré des aragonais du dernier siècle.

Heureusement que Labordeta promena son corps et sa guitare quelque années en France, parce que c’est grâce à cela que cette petite pièce put voir le jour, volée de ses propres mémoires, hommage à un maître et pour que la jeunesse du monde entier le connaisse. Son nom en espagnol est Labordeta mais comme la pièce devait être en français on l’appela:

                        LABOGTEDA (tout peut se traduire)

                                              

Entonces se ve un escenario casi vacío: sólo una silla, un micrófono, una guitarra y una bufanda con los colores de Aragón. Los técnicos revisan que todo esté a punto.

Presentadora.- Señores y señoras. La Sala LE BATACLAN de Paris se enorgullece en presentar al cantautor español  más popular de los últimos tiempos, un juglar en busca de la verdad y la libertad… con todos ustedes… José Antonio Labordeta.

Présentatrice.-Mesdames messieurs. La salle Le Bataclan de Paris est honorée de vous présenter l’auteur-compositeur et interprète espagnol le plus populaire des derniers temps, un troubadour à la recherche de la vérité et de la liberté… avec vous tous… José Antonio Labordeta.

Se enciende una luz sobre la silla y suena un tema de Labordeta.

Narrador.- Pero no fue esta la primera vez que Labordeta estaba en Francia, quizás sí fuera la última.

En efecto, ya en su niñez, con sólo quince años, participó en eso que luego se han llamado intercambios (qué moderno) con otro alumno francés, de Versalles, oh la la.

Norbert , su correspondiente, vivía en una acomodada familia un poquito burguesa para el gusto de Labordeta, pero ahí que se fue. Veamos.

Narrateur : Ce n’était pas la première fois que Labordeta se trouvait en France, mais peut-être bien la dernière.

En effet, pendant son adolescence, à quinze ans seulement, il participa à ce que l’on appellera plus tard les échanges scolaires (ça c’est très « «in ») avec un élève français, de Versailles, oh lala!

Norbert, son correspondant, vivait dans une famille aisée un petit peu bourgeoise au goût de Labordeta, mais c’est là-bas qu’il est allé. Allons voir…

 

 

ESCENA 1

SCENE 1

 

Escena de mesa en la casa de Norbert. El actor que interpreta  a Labordeta llevará la bufanda aragonesa.

 

Padre.- ¿Te gusta el queso, chaval?

Le père.- Tu aimes le fromage, petit?

Labordeta.- Sí que me gusta sí, pero todos los días queso, casi me cansa un poco.

Laborderta.- Oui j’aime ça, mais tous les jours du fromage, j’en ai presque assez...

Padre.- Es que aquí, en Francia, tenemos un queso para cada día del año.

Père.- C’est qu’ici, en France, on a un fromage pour chaque jour de l’année.

Labordeta.- Eso lo pone en todos los libros de francés del mundo. Ya lo sé. Que no quiero despreciarlo, eh, que está muy bueno… y con este pan tan rico…

Labordeta.- C’est ce qu’on voit dans tous les livres de français du monde. Je sais, je sais. Vous savez je ne veux pas rejeter votre fromage, euh, il est très bon… et avec un pain aussi bon que ça…

Norbert.- Es que en España se come de otra manera, papá. Hay jamón, croquetas caseras, paella, guisos de cordero…

Norbert.- C’est qu’en Espagne on mange d’une autre manière, papa. Il y a du jambon, des croquettes faites maison, de la paëlla, des ragoûts de mouton…

Labordeta.- Calla, Norbert, no sigas que se me abren las tripas.

Labordeta.- Tais-toi, Norbert, ne continue pas que mes tripes grondent.

Madre.- Hablando de tripas. Os traigo unas tripas de cordero con roquefort a la alsaciana que…. Bueno, llevo todo el día limpiando y cocinando…y no quiero que dejéis ni una.

La mère.- En parlant de tripes. Je vous apporte des tripes de mouton au roquefort à l’alsacienne… Bon, j’ai passé toute la journée à les nettoyer et à les préparer … alors je ne veux pas que vous m’en laissiez, même pas une!

Labordeta.- Por favor, es lo único que no me gusta ni en los bares del Tubo de Zaragoza. Señor, aparta de mí estas…mierdas.

Labordeta.- S’il vous plaît, c’est la seule chose qui ne me plaît pas, même pas dans les bars du Tubo de Saragosse. Seigneur, éloigne de moi… ces merdes.

Madre.- Norbert, échate más. Ya verás como José Antonio se toma un plato hasta arriba. Venga, Labordeta, que no se diga que los españoles no son buenos comedores.

La mère.- Norbert, sers-toi un peu plus. Tu verras que José Antonio prendra un plat rempli à ras bord. Allez Labordeta, qu’on ne dise pas que les espagnols ne sont pas de gros mangeurs.

Labordeta.- Venga, Norbert. Échate más, échate todas…no te preocupes por mí, que ya he comido de esto muchas veces. Ánimo, Norbert,  y suerte. La palangana de vomitar está en el baño.

Labordeta.- Allez, Norbert. Sers-toi encore plus, sers-toi les toutes…ne t’inquiète pas pour moi, j’en ai déjà mangé plein de fois. Courage, Norbert, et bonne chance!  La cuvette pour vomir est dans la salle de bains.

Padre.- A  ver si no le va a gustar la comida francesa. Eh, Labordeta.

Père.- Vous n’allez pas me dire que vous n’aimez pas la cuisine française, ein, Labordeta?

Labordeta.- A mí de Francia me gusta casi todo.

Labordeta.- Moi de la France j’aime presque tout.

Padre.- Se dice que el slogan de Francia debería haber sido: libertad, igualdad, fraternidad y… queso. Porque aquí, Labordeta, sabrá que tenemos…

Père.- Il paraît que la devise de la France aurait du être : liberté, égalité, fraternité et … fromage. Parce qu’ici, Labordeta, vous devez savoir qu’on a…

Labordeta.- Un queso para cada día del año. Y si sobra para las tripas. Ya podrías tener un poco de vino algún día del  año para pasar esto.

Labordeta.- Un fromage pour chaque jour de l’année. Et s’il en reste c’est pour les tripes. Il pourrait y avoir un peu de vin quelques fois pour faire passer ça.

Padre.- Mamá, sácale el vino viejo a Labordeta.

Père.- Maman, sors le vieux vin pour Labordeta.

 

Labordeta se echa un trago y lo escupe de forma espectacular mostrando sorpresa desagradable.

 

Narrador.- No le gustó mucho a José Antonio aquella primera estancia francesa, aunque peor lo pasó Norbert en España.

Narrateur.- José Antonio n’a pas beaucoup aimé ce premier séjour en France, même si pour Norbert ça a été encore pire en Espagne.

Labordeta.- ¿Te acuerdas de lo mal que lo pasaste aquella tarde en los toros?

Labordeta.- Tu te rappelles comme ça a été dur cet après-midi là, où nous étions allés voir une corrida?

Norbert.- ¿Cómo se llamaba?

Norbert.- Comment s’appelait-t-elle?

Labordeta.- ¿El toro?

Labordeta.- Le taureau?

Norbert.- No, la plaza.

Norbert.- Non, les arènes.

Labordeta.- La Misericordia.

Labordeta.- La Misericordia.

Norbert.- ¿Cómo?

Norbert.- Comment?

Labordeta.- La mi se ri cor dia. La misericordia. Coño, no es tan difícil.

Labordeta.- La mi-se-ri-cor-dia. La misericordia. Coño, c’est pas si difficile que ça!

Norbert.- Pues poca misericordia tenían con el toro.

Norbert.- Et bien ils avaient peu de miséricorde avec le taureau.

Labordeta.- Luego dicen que los españoles somos malos para los idiomas, pues anda que este… la misericordia, joder, más difícil es eso de “Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien”.

Labordeta.- Après ils disent que les espagnols sont mauvais pour les langues, et bien celui là… la misericordia, joder, c’est bien plus difficile à dire “Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien”.

La madre.- Norbert, acuérdate de que esta noche llega tu prima, despeja su cuarto.

La mère.- Norbert, souviens-toi que ce soir ta cousine arrive, va ranger sa chambre.

Labordeta.- ¿Está buena tu prima?

Labordeta.- Elle est bonne ta cousine?

Narrador.- Sí estaba buena. Muy buena

Narrador.- Oui elle était bonne. Très bonne.

 

Entra la prima cruzando el escenario con su maleta y sus poses de seductora juvenil. Los dos se quedan pasmados.

 

Norbert.- ¿Tú has tenido novia?

Norbert.- Tu as déjà eu une petite copine?

Labordeta.- No, sólo algún besillo y algún roce, precisamente con las francesitas que veranean en Canfranc. Este verano había una que tenía unas tetas… pero la verdad, es que de sexo de verdad, ya me entiendes, nada de nada.

Labordeta.- Non, juste un petit bisou et quelques fréquentations avec les petites françaises qui passent l’été à Canfranc. Cet été il y en avait une qui avait de ces seins… mais la vérité, c’est que du sexe pour de vrai, tu me comprends, et bien rien de rien.

Norbert.- Si acaso , a mano.

Norbert.- A la rigueur, quelques mains baladeuses.

Labordeta.- Sí, eso mucho. Qué cabrón, cómo sabe el francés este de los quesos.

Labordeta.-Oui, ça oui. À ce con, il est pas idiot ce petit français des fromages.

Entra la prima, más cómoda de ropa, dispuesta a “comerse” al españolito. Norbert ve la escena de lejos.

Prima.- ¿No tienes calor, españolito?

Cousine.- Tu n’as pas chaud, mon petit espagnol?

Labordeta.- ¿Color?

Labordeta.- Chaud?

Prima.- Calor, calor… llevas demasiada ropa. ¿No crees?

Cousine.- Calor, calor… tu portes trop de vêtements. Tu ne crois pas?

Labordeta.- No, no. Así está bien. Estoy acostumbrado al calor, ya sabes … España, sol, calor…

Labordeta.- Non, non. Comme ça je suis bien. Je suis habitué à la chaleur, tu sais bien… España, sol, calor…

Prima.- Y cuando tienes calor. ¿Dónde tienes más calor?

Cousine.- Et quand tu as chaud, où as-tu le plus chaud?

Labordeta.- Pues no sé.

Labordeta.- Et bien je ne sais pas.

Prima.- ¿Quieres que te lo diga yo?

Cousine.- Tu veux que je te le dise moi?

Labordeta.- No, da igual. Ya se me pasa.

Labordeta.- Non c’est pas grave. Ça va passer.

Prima.- Tócame algo, Labordeta.

Cousine.- Joue moi quelque chose Labordeta.

Labordeta.- Eh?

Labordeta.- Eh?

Cousine.- Tócame algo, Labogdeta.

Labordeta.- (Tocando palmas y cantando una canción  suya)

Prima.- Tonto.

Cousine.- Idiot.

Labordeta.- (Cantando más alto y peor)

Prima.- Oh, y además de tener calor es que me aprieta esto una barbaridad. ¿Me lo puedes aflojar, por favor?

Cousine.- Ooh, en plus d’avoir chaud, il y a ça qui me serre énormément. Tu peux me le desserrer, s’il te plaît?

Labordeta.- ¿Aflojar? No. Apretar.

Labordeta.- Desserrer. Non. Serrer.

Se persiguen entre risas.

 

Narrador.- Muchos años le duraría la vergüenza, pero también la añoranza, de aquellos primeros escarceos por el sexo y quizás también por el amor.

Así que por si acaso, allá por el verano del 52 regresó a Francia, esta vez con sus amigos a estudiar un curso completo.

Narrateur.- La timidité lui durerait longtemps, comme la nostalgie de ces premières tentatives avec le sexe et peut-être aussi avec l’amour.

Et puis comme on ne sait jamais, vers l’été de 1952 il retourna en France, cette fois avec ses amis pour passer toute une année scolaire.

 

ESCENA 2

SCENE 2

Carteles de distintas ciudades (Zaragoza, Huesca, Jaca, Canfranc, Oloron , Pau, Burdeos, Paris) se van alternando entre oscuros y conversaciones que van desde el español a gritos al francés. Gente sube y baja.

Labordeta.- A ti te parece que están más buenas las francesas o las de Zaragoza.

Labordeta.- Toi tu penses qu’elles sont plus bonnes les françaises ou celles de Saragosse?

Amigo.- Chico, yo creo que las de Zaragoza.

Ami.- Ben mon gars , je crois que celles de Saragosse.

Labordeta.- Pues entonces a qué coño vamos a Francia.

Labordeta.-Putain et ben pourquoi on va en France alors?

Amigo.- Ya me gustaría a mí saberlo.

Ami.- J’aimerais bien le savoir.

Oscuro. Zaragoza.

Labordeta.- Señora. ¿Este tren no va para atrás?

Labordeta.- Madame, ce train ne va pas en marche arrière?

Señora.- Pues claro, zagal. ¿Cómo te crees que se entra en la estación?

La dame.- Bien sûr que oui, garçon. Comment crois-tu qu’on rentre dans une gare?

Labordeta.- Pues de cara.

Labordeta.- Et bien par l’avant.

Señora.- Pues entonces se saldría de culos. Joder que tontos son estos de Zaragoza, señor.

La dame.- Et bien alors on sortirait par l’arrière. Joder qu’est ce qu’ils sont idiots ces gens de Saragosse, Mon DIEU!

Oscuro. Huesca.

Chica1.- Esta ciudad es realmente preciosa. La catedral, la ciudadela, el parque, la calle mayor.

Fille 1.- Cette ville est vraiment magnifique. La cathédrale, la citadelle, le parc, la rue principale.

Chica 2.- El culo del soldado que te has ligado…

Fille 2.- Les fesses du soldat avec qui tu as flirté…

Chica 1.- Chica, qué ordinaria. Oye pues este que tienes al lado también está bueno eh.

Fille 1.- Ma fille, que tu es grossière. Et bien celui que tu as à côté de toi n’est pas mal non plus, ein?!

Chica 2.- Lo que está es cagado de miedo. Tiene pinta de no entender ni palabra de francés.

Fille 2.- Ce qu’il a c’est qu’il est mort de peur. Il a l’air de ne pas comprendre un mot de français.

Oscuro. Jaca.

Revisor.- Hay que bajar y cambiar de tren.

Contrôleur.- Il faut descendre et changer de train.

Labordeta.- ¿Pero no pasa este tren a Francia?

Labordeta.- Mais ce train ne passe pas en France?

Revisor.- Este no, otro. Las vías francesas tienen otro ancho.

Contrôleur.- Celui là non, un autre. Les voies françaises non pas la même largeur.

Labordeta.- ¿Y hay que cambiar todas esas mercancías de un tren a otro? España es diferente, ya me doy cuenta antes de salir.

Labordeta.- Et il faut changer toutes ces marchandises d’un train à l’autre? L’Espagne est différente et je m’en rends compte même avant de partir.

Oscuro. Canfrac.

Labordeta.- ¿Quieres quedar conmigo esta noche?

Labordeta.- Veux-tu coucher avec moi ce soir?

Chica 3 le pega un bofetón.

 

Oscuro. Olorón.

Chica 4.- Realmente te va a encantar la cultura francesa. El arte de los grandes museos parisinos y la proximidad a las glorias de la literatura gala.

Fille 4 . Franchement tu vas adorer la culture française. L’art des grands musées parisiens et les joyaux de la littérature gauloise que tu vas pouvoir découvrir.

Labordeta.- ¿Quieres quedar conmigo esta noche?

Labordeta.- Veux-tu coucher avec moi ce soir?

Chica 4 le pega un bofetón.

Oscuro. Pau.

Chica 5.- La vida en Francia es mucho más interesante que en España. Para empezar te podría hablar del refinamiento de nuestra cocina y del estricto protocolo que ha de observarse en las relaciones sociales. Cuando se conoce a una dama siempre hay que decirle…

Fille 5.- La vie en France est beaucoup plus intéressante qu’en Espagne. Pour commencer je pourrais te parler du raffinement de notre cuisine, ainsi que de la politesse qu’on observe dans les relations sociales. Quand tu rencontres une femme tu dois toujours lui dire…

Labordeta.- ¿Quieres quedar conmigo esta noche?

Labordeta.- Veux-tu coucher avec moi ce soir?

Chica 5 le pega un bofetón.

Oscuro. Burdeos.

Labordeta.- Pues qué quieres que te diga, estoy a punto de cogerme el tren de vuelta a Zaragoza. Aquí no acabo de conectar con la gente. En España tenemos la idea de que aquí las mujeres sois más permisivas con los hombres, pero es evidente que no. Yo conozco perfectamente a las mujeres y sé que nunca se les puede decir…

Labordeta.- Et bien que veux tu que je te dise, je suis à deux doigts de prendre le prochain train pour Saragosse. Ici je n’arrive pas à comprendre les gens. En Espagne nous pensons qu’ici les femmes vous êtes plus faciles avec les hommes, mais c’est évident que non. Je connais déjà parfaitement les femmes d’ici et je sais qu’il ne faut jamais leur dire…

Chica 6.- ¿Quieres quedar conmigo esta noche?

Fille 6.- Veux-tu coucher avec moi ce soir?

Labordeta. – ¡Hostia!

Labordeta.-¡Hostia!

Oscuro. París. Luz

Directora del colegio.-  Sr. Labordeta. Me parece intolerable que el primer día de estancia en esta residencia hayamos de expulsarle por no seguir las normas aquí establecidas, en cuanto que  queda totalmente prohibido introducir en las habitaciones personas ajenas a esta institución.

Directrice du collège.- Mr.Labordeta. Il me semble tout à fait inadmissible que nous devions vous expulser dès votre premier jour ici, à cause du non respect des règles,en particulier celle qui interdit absolument l’accès aux chambres à des personnes étrangères à notre établissement.

 

Labordeta.- Le puedo dar una explicación.

Labordeta.- Je peux vous donner une explication.

Directora.- Entiendo que venga usted de un país que sufre una postguerra represiva. Pero eso no le da derecho a no controlar sus instintos primarios, más tratándose de un hombre, un extranjero al que Francia le ha abierto las puertas y los brazos.

Directrice.- Je comprends tout à fait que vous venez d’un pays qui subit une après-guerre repressive. Mais ça ne vous donne pas le droit de ne pas contrôler vos instincts primitifs, en plus que l’on parle d’un homme, un étranger auquel la France à ouvert ses portes et ses bras.

Labordeta.- Y las piernas.

Labordeta.- Et les jambes.

Directora.- Labordeta, por favor.

Directrice.- Labordeta, s’il vous plaît.

Labordeta.-  ¿Quieres quedar conmigo esta noche?

Labordeta.- Veux-tu coucher avec moi ce soir ?

Directora.- Labordeta, fuera inmediatamente de mi vista, de mi colegio, de mi país.

Directrice.- Labordeta, sortez immédiatement de ma vue, de mon collège, et de mon pays.

Narrador.- Aún había de volver Labordeta a Francia. Esta vez a trabajar, bueno alguna vez tenía que ser. A trabajar de lector, que es un trabajo muy duroooo.

Narrateur.- Mais Labordeta devrait revenir encore en France. Cette fois-ci pour travailler, et bien oui il fallait bien qu’une fois ce soit pour ça! En tant qu’assistant d’espagnol, qui est un travail trèèèès difficile.

 

ESCENA 3

SCENE 3

Como siempre: Zaragoza, Canfranc, Pau y ahora a Marsella para llegar a Aix en Provence.

Narrador.- Durante el viaje mucho movimiento de soldados armados y policías, también armados, claro. No entendía qué  estaba pasando en Francia.

Yo tampoco.

En aquellas circunstancias a cualquier persona normal le hubiera costado conciliar el sueño.

Narrateur: Pendant le voyage les soldats armés et les policiers, eux aussi armés, n’arrêtaient pas de passer. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait en France.

Moi non plus.

Dans ces circonstances n’importe qu’elle personne aurait eu du mal à trouver le sommeil.

Se ve a Labordeta durmiendo mientras unos soldados intentan malentonar una canción de guerra. Por ejemplo:

Noble galette, que ton nom 
Soit immortel en notre histoire 
Qu’il soit ennobli par la gloire
D’une vaillante Promotion !
Et si dans l’avenir
Ton nom vient à paraître 
On y joindra peut-être 
Notre grand souvenir. 
On dira qu’à Saint-Cyr,
Où tu parus si belle 
La Promotion nouvelle 
Vient pour t’ensevelir. 

 

Labordeta.-  Coño.  El festival de Eurovisión. (Despertando).

Labordeta:- Coño. Le festival d’eurovision.

Mientras en otra parte del escenario le espera el despacho con el decano echando una copita que esconde al notar  su proximidad.

Decano.-  Bueno,  Sr. Labordeta, usted viene aquí a seguir el programa. A explicar la literatura de don Benito Pérez Galdós y a leer “Fortunata y Jacinta”.

Doyen:.-Et bien, Mr Labordeta, vous venez ici pour suivre le programme. Pour expliquer la littérature de Mr Benito Pérez Galdós et pour lire « Fortunata y Jacinta ».

Labordeta.- ¿Y me van a pagar por eso?

Labordta:-Et vous allez me payer pour ça?

Decano.- Aléjese de las polémicas por la independencia de Argelia. En esta universidad tenemos … de todo, usted ya me entiende.

Doyen.-Eloignez-vous des polémiques sur la libération de l’Algérie. Dans cette université nous avons…de tout, vous me comprenez.

Labordeta.- Pues no se crea que lo entiendo del todo, pero usted tranquilo que ya me iré enterando.

Labordeta.- Ne croyez pas que je vous comprenne entièrement, mais ne vous inquiéttez pas au fur et à mesure je comprendrais.

Decano.- ¿Sabe usted quiénes son los “pieds noirs”?

Doyen.- Savez-vous qui sont les « pieds noirs »?

Laborderta.- Pues no. ¿Los que no se lavan los pies?

Labordeta.- Et bien non. C’est ceux qui ne se lavent pas les pieds?

Decano.- Casi lo contrario. Los repatriados  de Argelia que ya usan zapatos “negros” , no como los argelinos de allá que usan babuchas. Se lo digo para que se mantenga lejos de unos y de otros.

Doyen.- Presque le contraire. Ce sont les rapatriés d’Algérie qui mettent des chaussures « noires », pas comme les algériens qui mettent des babouches. Je vous le dis pour que vous vous éloigniez autant des uns comme des autres.

Labordeta.- Entonces, no vengo a trabajar. Si he de estar lejos…

Labordeta.- Donc, je ne viens pas travailler. Si je dois rester éloigné…

Decano.- Usted ya me entiende. Tiene pinta de listo. ¿A que me entiende?

Doyen.- Vous me comprenez. Vous avez l’air d’être intélligent. Vous me comprenez n’est ce pas?

Labordeta.- Sí, sí, yo “Fortunata y Jacinta” y a callar. Se va a enterar este.

Labordeta.- Oui, oui, moi « Fortunata y Jacinta » et motus bouche cousus. Il va m’entendre celui-là.

Decano.- ¿Cómo?

Doyen.- Comment?

Labordeta.-  Pérez  Galdós.

Decano.- Señorita, acompañe al Sr. Labordeta a su apartamento.

Doyen.- Mademoiselle, accompagnez Mr. Labordeta à son appartement.

Conserje.- Con mucho gusto, Sr.  Decano.

Gardienne.- Avec plaisir Mr le Doyen

Maletas y recorrido por el escenario dan a entender que se acercan a la residencia de Labordeta.

Conserje.- Bueno, aquí está la cocina.

Gardienne.- Bon, ici vous avez la cuisine.

Labordeta.- Ahí está muy bien. Pero seguro que usted me recomienda algún bar por aquí abajo donde pueda comer. A mí, la cocina…

Labordeta- Elle est très bien là. Mais je suis sûr que vous pouvez me conseiller un bar pas trop loin où je puisse manger. C’est que moi et la cuisine…

Conserje.- Y este es el dormitorio.

Gardienne.- Et ici vous avez la chambre.

Labordeta.- Sí, una mesilla, un  armario y una cama. En España también son así los dormitorios.

Labordeta.- Oui, une table de nuit, une armoire et un lit. En Espagne nous avons les mêmes chambres.

Conserje.- Y Aquí el váter. (Mostrando una tapa de wc  en la mano).

Gardienne.- Et ici les toilettes.

Labordeta.- ¿Cómo el váter? Esto sí que es distinto que en España.

Labordeta.- Comment ça les toilettes? Ça oui c’est différent de l’Espagne.

Labordeta.- (Con la tapa en la mano, se dirige al espectador) La verdad es que no cagué durante varios días o semanas. Hasta que vi que allí cada uno tenía su tapa y paseaban con ella por los pasillos con toda normalidad hasta el verdadero váter común.

Labordeta.- À vrai dire, je ne suis pas allé chier pendant quelques jours ou semaines. Jusqu’au moment où j’ai vu que là-bas tout le monde avait son propre couvercle et se promenait avec dans les couloirs tout à fait normalement jusqu’aux vraies toilettes communes.

Jean Paul.- Buenos días, Sr. Labordeta.

Jean-Paul.- Bonjour, Monsieur Labordeta.

Labordeta.- Buena mierda, Jean Paul.

Labordeta.- Bonne merde, Jean-Paul.

Y al fin cagué.

Et enfin j’ai chié ! Sale.

Se asoman estudiantes con gestos exagerados de mal olor.

Marrador.- Allí Labordeta conoció en directo a otros dos cantautores que marcarían su trayectoria artística: Brel y Brassens.

Narrateur.- C’est là-bas que Labordeta a rencontré en personne à deux autres auteurs-compositeurs et interprètes qui ont marqué son parcours artistique: Brel et Brassens.

Suena su música. Mientras se va formando una clase con Labordeta al frente.

Labordeta.-  (Lectura de Fortunata y Jacinta, sin traducir)

-Dígale por Dios a la Superiora que estoy arrepentida y que me perdone… que yo cuando me da el toque y me pongo a despotricar soy un papagayo, y la lengua se lo dice sola. Sáqueme pronto de aquí, y trabajaré como nunca, y si me manda fregar toda la casa de arriba abajo, la fregaré.

María.- Perdone señor.  ¿No podríamos leer otra cosa?

Marie.- Excusez-moi monsieur. On pourrait pas lire autre chose?

Labordeta.- Sepa que don Benito Pérez Galdós está en el programa del curso…

Labordeta.- Sachez que Mr Benito Pérez Galdós fait partie du programme…

María.- ¿Y no hay otra manera?

Marie.- Et il n’y a pas une manière différente?

Labordeta.- Hombre, mujer, sí. Aquí tengo una  versión en teatro e incluso en francés. Miren.

Labordeta.- Et comment! Ici j’ai une version théâtrale et même qu’elle est en français. Regardez.

Chica1.- Bien, hombre por lo menos en francés.

Fille 1.- Ça alors, elle est au moins en français.

Reparte hojas con papeles varias actrices que leen el texto.

 

María.- Perdone señor. No podríamos leer otra cosa.

Marie.- Excusez-moi monsieur. On pourrait pas lire autre chose?

Chica 2.- Ya sabemos quién es Galdós y lo que nos interesa

Fille 2 .- On sait déjà qui est Galdós et pourquoi on l’étudie.

María.- Podríamos leer  algo más actual e interesante.

Maria.- On pourrait lire quelque chose d’actuel, de plus intéressant.

Chica 3.- ¿Por qué no usamos el periódico ese que lleva usted todos los días?

Fille 3 .- Pourquoi on utiliserait pas le journal que vous amenez tous les jours?

Labordeta.- ¿El ABC? Bueno, no es el periódico más indicado ni para ustedes ni para mí, pero es el único que llega aquí aunque con varios días de retraso.

Labordeta.- L’ABC? Et bien, ce n’est pas le journal le plus conseillé ni pour vous ni pour moi, mais c’est le seul qui arrive jusqu’ici  même s’il a quelques jours de retard.

Chica 1.- Léanos que dice de la liberación de Argelia.

Fille 1.- Lisez-nous ce qu’il dit à propos de la libération de l’Algérie.

Chica 2.- ¿Cómo tratan al presidente De Gaulle?

Fille 2. Comment il parle de notre président De Gaulle?

Chica 3.- Mi hermano ha muerto en el sitio de Orán.

Fille 3.- Mon frère est mort pendant le siège d’Oran.

María.- Mi padre también murió en el norte de África.

Marie.- Mon père aussi est mort au nord de l’Afrique.

Labordeta va recogiendo la obrita de teatro y los textos de Galdós y abre el periódico comprobando que nadie le espía. Reparte hojas entre las alumnas que leen en voz alta y con bastante interés.

TEMOR A QUE DE GAULLE SE COLOQUE AL FRENTE DEL PODER Y DISUELVA EL PARLAMENTO.

LA ÚNICA POSIBILIDAD DE DE GAULLE ES SUPRIMIR LA CONSTITUCIÓN…

DE GAULLE HABLA CON EL EXPRESIDENTE DE LA ASAMBLEA ARGELINA Y LE OFRECE UN MINISTERIO.

DE GAULLE ASESINO Y TRAIDOR…

EL EMABAJADOR SIRIO ATACA DURAMENTE EN LA ONU LA POSESIÓN NORTEAFRICANA DE FRANCIA.

OCHO DÍAS DE HUELGA GENERAL EN ARGELIA.

LA PSICOLOGÍA IMPERIALISTA QUE PREVALECE EN FRANCIA DEBE SER REVISADA.

DE GAULLE PRESCINDIRÁ VARIOS MESES DEL PARLAMENTO.

 

PEUR A CE QUE DE GAULLE S’AFFRONTE AU POUVOIR ET DISSOUDE LE PARLEMENT

LA SEULE CHANCE POUR DE GAULLE EST DE SUPRIMER LA CONSTITUTION

DE GAULLE PARLE AVEC L’EX-PRESIDENT DE L’ASSEMBLÉE D’ALGERIE ET LUI OFFRE UNE PLACE AU MINISTÈRE

DE GAULLE ASSASSIN ET TRAÎTRE

À L’ONU L’AMBASSADEUR SIRIEN ATTAQUE ENERGIQUEMENT LA POSSESSION NORD AFRICAINE DE LA FRANCE

HUITS JOURS DE GRÈVES GÉNÈRALE EN ALGÉRIE

LA PSYCHOLOGIE IMPERIALISTE QUI DOMINE EN FRANCE DOIT ÊTRE RÉVISÉE

DE GAULLE SE PASSERA PENDANT QUELQUES TEMPS DU PARLEMENT

 

 

La lectura de noticias es cada vez más agitada y todas quieren leer su parte, en voz cada vez más alta, sin respetar ningún orden… el aula se ve invadida por manifestantes con distintas proclamas a favor y en contra… bomba, apagón y todo por el suelo. Cuando vuelva la luz, veremos a Labordeta ante un policía español.

Policía.- ¿Qué pasa Labordeta? ¿Necesitas el pasaporte para ir de rojo comunista por Europa?

Police.- Qu’est ce qu’il se passe Labordeta? Vous avez besoin de votre passeport pour voyager en tant que rouge communiste en Europe? 

Labordeta.- La retirada del pasaporte es un claro allanamiento de los derechos del ciudadano…

Labordeta.- Le retrait du passeport est un non respect des droits du citoyen…

Policía.- Anda, calla, que te arreo una hostia que te dejo sin papeles y sin dientes.

Police.- Allez, tais-toi, que je vais te donner une paire de baffes qui te laisseront sans papiers et sans dents…

Labordeta.- Pero…

Labordeta.- Mais…

Policía.- Venga, Labordeta, el pasaporte y quietecito en España.

Police.- Allez, Labordeta, le passeport et tranquilou en Espagne.

Narrador.- Y así fue.

Narrateur.- Et c’est ainsi que ça s’est passé.

Labordeta.- Y una mierda.

Labordeta.- Et quelle merde.

Narrador.- Y una mierda. Sí. Labordeta aún tenía que volver a Francia para cantar y apoyar todas las causas justas que impedían la libertad de quién fuera. Acudía siempre que se le llamaba y alguna más.

Narrateur.- Et quelle merde. Oui. Labordeta devrait encore revenir en France pour chanter et appuyer toutes ces causes justes qui empêchaient la liberté de quiconque. Il venait à chaque fois qu’on l’appelait et quelques fois en plus. Jusqu’à qu’il s’en aille, en volant, et en cherchant la paix comme une jeune colombe.

 

En el escenario entran y salen Labordetas. Se cambian las pancartas y se observa un paulatino envejecimiento: ropa, cojera, etc… Mientras suenan temas musicales suyos y aclamaciones del público francés en francés.

 

EPÍLOGO.

EPILOGUE

Labordeta.- Tú sí que tienes bien montado esto, eh.

Labordeta.- Toi t’as bien réussi ça, hein.

Dios.-  Pero si te quieren a ti más que a mí, Labordeta.

Dieu.- Mais ils t’aiment plus toi que moi, Labordeta.

Labordeta.- Joder, pero es que aquí tienes poco trabajo. Te quitas de en medio a los que se portan mal, y te quedas aquí con lo mejorcito.

Labordeta.- Putain, c’est qu’ici tu as pas beaucoup de travail. Tu éloignes de toi ceux qui sont méchant et tu gardes la crème de la crème.

Dios.- Bueno, alguno se me cuela. ¿Te acuerdas de un general bajito…?

Dieu.- Bon, il faut avouer qu’il y en a quelques uns qui s’infiltrent. Tu te souviens d’un général tout petit…?

Labordeta.- No jodas. Me cago en……….

Labordeta.-  Tu déconnes.  Nom de diie…

Dios.- Cuidadín.

Dieu.- Attention…

Labordeta.- Diez.

Labordeta.- Dimanche

Dios.- Por cierto, Labordeta, podríamos hacer un concierto por aquí. Tengo a los ángeles un poco desanimados.

Dieu.- Au fait, Labordeta, on pourrait faire un concert par ici. Mes anges sont un petit peu découragés.

Labordeta.- ¿Les afecta la reforma laboral? ¿Se van al paro? ¿No se pueden jubilar?

Labordeta.- Ils sont touchés par la réforme du travail? Ils vont au chômage? Ils ne peuvent pas partir à la retraite?

Dios.- No te rías, que estás aquí por los pelos y por lo mucho que me lo han pedido desde Oregón.

Dieu.- Ne rigole pas, tu es ici de justesse et parce qu’ ils me l’ont beaucoup demandé ceux d’Oregon.

Labordeta.- Aragón, coño, Aragón.

Labordtea.- Aragón, coño, Aragón

Dios.- Bueno. ¿El recital, qué?

Dieu.- Bon et alors pour le concert?

Labordeta.- Bueno, pero  te voy a hacer una lista con gente que tienes que mandar al infierno. Coño, a ver si por lo menos aquí, hay justicia. ¿Te acuerdas de aquel otro…?

Labordeta.- Bon, mais par contre je vais te faire une liste de gens que tu dois envoyer en enfer. Coño,  au moins ici il devrait y avoir une justice. Tu te souviens de ce gars …?

Mientras conversan sobre una nube del cielo, en la tierra…

 

Narrador.-…Hemos  tenido la suerte de vivir un poco en el tiempo de Labordeta, un aragonés excepcional, un ciudadano ejemplar  y, como diría él, un hombre sin más.

Este rato nos hemos acercado al Labordeta que pasó por Francia buscando un ligue, una peli porno o un buen queso.

Pero sobre todo, la justicia, el sentido común y la libertad…

Narrateur.- … Nous avons eu la chance de vivre un peu à l’époque de Labordeta, un aragonais exceptionnel, un citoyen exemplaire et, comme il le dirait lui-même, un homme sans plus.

Nous venons de passer un moment auprès du Labordeta qui passa en France à la recherche d’une aventure, d’un film porno ou bien d’un bon fromage.

Mais surtout à la recherche de la justice, du bon sens et de la liberté…

Suena El Canto a la Libertad.